- ALGER, RIS ENCORE -
Tous droits réservés par Bilel BOUCHETA, 2005-2010
Orphelin d'un monde lointain
On me parle de mes racines
Et d'un bien meilleur lendemain
Dans ce pays à la grise mine
(Sans argent) Je sais que je suis milliardaire
(Sans permis) Je roule vite dans ma Chrysler
Et je m'invente ce monde imaginaire
D'où mon sang provient
Une langue que je ne comprends pas
Mais qu'il faudrait que j'apprenne
Un visage qui ne trompe pas
Dans une conscience européenne
(Sans repères) Je sais où le vent me mène
(Sans abris) Je me construis ma madeleine
Et je m'invente ce monde vidé de haine
Que mon coeur retient
REFRAIN :
Alger, ris encore
Alger, ris encore pour moi
Alger, ris encore. Alger, ris...
Le portrait que l'on te dresse n'a rien de bien gratifiant (Qui es-tu vraiment ?)
Faut-il croire en cette presse et en tous ses correspondants ?
(Sans clichés) J'idéalise ton visage
(Sans limites) J'immensifie tes paysages
Et je visionne ces mille et une images
Que mon âme peint
REFRAIN x 2
(Et je retiens) le souffle du vent
(Pour qu'enfin) cesse ce que j'entends
(Qui insulte) ce pays parent
(Qui au fond) Je sais est bien différent
(Et je reviens) vers cette Terre mère
(Pour qu'enfin) je puisse me faire
(Une idée) du sourire que fait
(Alger) Alger...
REFRAIN
Pour que la paix revienne sur ce pays parent
Pour que le monde apprenne à l'aimer sans jugement
Pour que son peuple se moque de ces qu'en-dira-t-on
Pour que son nom évoque un avenir fécond
Alger, ris encore
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